Spituk Monastery
À 8 km de Leh, le monastère de Spituk domine la vallée de l'Indus depuis une colline rocheuse. Masques rituels, chapelle de Kali et festival Gustor en janvier en font un site bouddhiste dense et vivant.
Perché sur une colline rocheuse à quelques kilomètres à l'ouest de Leh, le monastère de Spituk domine la vallée de l'Indus et la plaine de l'aéroport. Fondé au XIe siècle, ce gompa de l'ordre Gelugpa abrite une communauté de moines tibétains bouddhistes actifs. Son architecture en terrasses, ses collections de masques rituels et sa statue de Kali en font un site de visite dense, loin de l'agitation du centre-ville.
Infos pratiques en un coup d'œil
- Entrée : payante (droit d'entrée modique, tarif à vérifier sur place)
- Accès : route goudronnée depuis Leh, environ 8 km vers l'ouest sur la NH1
- Transport : taxi depuis Leh ou vélo ; pas de bus régulier direct
- Durée conseillée : 1 à 2 heures
- Tenue : épaules et genoux couverts obligatoires ; chaussures à retirer avant d'entrer dans les salles de prière
- Accessibilité PMR : limitée — escaliers raides pour atteindre les niveaux supérieurs
Ce qu'on y voit
Le monastère se compose de plusieurs temples étagés sur la colline. Le temple principal renferme de grandes statues de Bouddha et des thangkas anciens. Une salle abrite une collection de masques utilisés lors des danses cham. Au sommet, une chapelle dédiée à Kali cache sa statue derrière un voile — elle n'est dévoilée qu'une fois par an, lors du festival de Spituk.
Histoire et contexte
Spituk signifie « exemplaire » en tibétain. Le site fut d'abord occupé au XIe siècle par Od-de, un moine venu du Tibet. Le monastère actuel fut restructuré et affilié à l'ordre Gelugpa — la même école que le dalaï-lama — vers le XVe siècle. Il dépend aujourd'hui du siège de Likir et compte une cinquantaine de moines résidents.
Les temps forts de la visite
La chapelle de Kali
Accessible au sommet de la colline, cette chapelle renferme une imposante statue de Mahakali entourée d'offrandes et de beurre de yak. Le voile qui la recouvre toute l'année est retiré uniquement lors du festival annuel de Spituk, en janvier selon le calendrier tibétain.
La collection de masques rituels
Une salle du monastère expose des masques en papier mâché et en métal utilisés lors des danses cham. Ces masques représentent divinités protectrices et démons ; leur iconographie est directement liée au panthéon tantrique tibétain.
Le festival de Spituk (Gustor)
Chaque année en janvier, le Gustor de Spituk attire des centaines de fidèles et de visiteurs. Les moines exécutent les danses cham masquées dans la cour du monastère. C'est l'un des rares festivals d'hiver accessibles à Leh, avec le Losar.
La vue sur la vallée de l'Indus
Du toit du monastère, le panorama embrasse l'Indus, la plaine de l'aéroport de Leh et les crêtes enneigées du Stok Kangri. La lumière du matin est particulièrement nette sur les montagnes.
Étiquette et règles de visite
- Retirez vos chaussures avant d'entrer dans chaque salle de prière.
- Habillez-vous de façon couverte : épaules et genoux cachés.
- Tournez autour des stupa et mani walls dans le sens des aiguilles d'une montre.
- Ne touchez pas les statues ni les thangkas.
- Demandez l'autorisation avant de photographier les moines ou les cérémonies.
- Gardez le silence dans les salles de prière, surtout si des moines officient.
Conseils pour les photos
La lumière du matin (avant 10 h) est idéale : elle éclaire la façade blanche du monastère et les montagnes en arrière-plan sans contre-jour. Depuis le toit, cadrez l'Indus avec les sommets du Zanskar. À l'intérieur, la lumière est faible — un objectif lumineux est utile. La photographie est généralement autorisée dans les cours et sur les toits ; vérifiez les restrictions salle par salle.
Situation et accès
Spituk se trouve à environ 8 km à l'ouest du centre de Leh, sur la route nationale NH1 en direction de Srinagar. Le trajet en taxi depuis Leh prend une vingtaine de minutes. Le monastère est souvent combiné avec le monastère de Phyang (plus à l'ouest) ou intégré dans un circuit de la vallée de l'Indus incluant Likir et Alchi. L'accès PMR est difficile au-delà de la cour d'entrée.
Aux alentours
- Palais de Leh — ancienne résidence royale à neuf étages dominant le vieux Leh, à environ 8 km à l'est.
- Monastère de Phyang — gompa Drikung Kagyu perché sur une colline, à une vingtaine de kilomètres à l'ouest.
- Monastère de Likir — site Gelugpa avec une grande statue de Bouddha dorée, sur la route de Srinagar.
- Confluence Indus-Zanskar — point de rencontre spectaculaire des deux rivières aux eaux de couleurs contrastées, à Nimmu.
Questions fréquentes
De mai à septembre, la route est dégagée et le temps stable. En janvier, le festival Gustor est une raison de venir malgré le froid intense de Leh en hiver.
Oui. Épaules et genoux couverts sont obligatoires. Prévoyez des chaussures faciles à retirer, car vous les enlèverez à l'entrée de chaque salle de prière.
Oui. Spituk, Phyang et Likir sont alignés sur la NH1 vers l'ouest. Un taxi à la journée depuis Leh permet de visiter les trois confortablement.
Elle est généralement permise dans les cours et sur les toits. À l'intérieur des salles, demandez l'autorisation au moine présent ; certaines chapelles l'interdisent.
Comptez une à deux heures pour explorer les différents niveaux, les salles de prière et profiter de la vue depuis le toit.
Le Gustor de Spituk se tient en janvier selon le calendrier lunaire tibétain. Les dates exactes varient chaque année ; renseignez-vous auprès de votre agence locale avant de planifier.
Intéressé(e) par cette visite ?
Nous pouvons l'inclure dans votre itinéraire personnalisé.


