La statue de Patel en eaux troubles

La statue de Patel en eaux troubles

01 févr. 2019

La plus grande statue du monde, celle de Patel, l'un des pères fondateurs de l'Inde indépendante, inaugurée le 31 octobre dernier doit devenir pour le Sous-Continent une zone touristique clef. Son accès pose cependant problème, le pays a pensé s'équiper d'une desserte par hydravion mais cela forcerait le déplacement de centaines de crocodiles.

L'État de Gurujat, berceau de Gandhi et Patel, a connu il y a 3 mois l'arrivée d'un monument pour le moins singulier. La statue de ce dernier est tout bonnement la plus haute du monde. Elle mesure, hors socle, 182 mètres, soit 140 de plus que la Statue de la Liberté, pour un coût total de 385 millions d'euros. Trois mois après son inauguration, l'Inde compte bien s'appuyer dessus pour booster encore plus son activité touristique. Mais voila, l'hermétisme de la campagne de Gujarat empêche la masse humaine de venir contempler facilement cet édifice, qui se situe sur la rive de la Narmada, à 100 kilomètres de la première ville Baroda. L'idée des autorités indiennes est d'installer un arrêt pour hydravion. Elles veulent, par mesure de sécurité, déplacer les quelques 500 crocodiles des étangs environnants.

La statue de Patel en eaux troubles
Tailles en mètres des statues de Patel, de Bouddha du Temple de la Source, de la Liberté, de la Mère-Patrie, du Christ Rédempteur, et de David. ©Wikipédia.

Un transfert à l'encontre de la loi

Mais ces reptiles font partie d'une espèce protégée appelée Crocodylus palustri. « Le service des forêts a commencé les opérations d’évacuation avec dix équipes qui utilisent pour appât des poissons, afin d’attirer les crocodiles dans des cages », rapporte le Courrier International. Selon Jitendra Gavali, un scientifique de la ville de Baroda, interrogé par le média, « leur transfert va à l'encontre de la loi sur la protection de la vie sauvage. » À cause notamment des conditions de transports des bêtes, mais également de leur nouveau lieu d'habitat, un bassin artificiel formé par le barrage de Sardar Sarovar. « Les femelles pourraient ne plus être en mesure de pondre si la pente du réservoir est supérieure à 40 degrés. Ces reptiles ont besoin d’espace sur la terre ferme pour nidifier et pour pouvoir sortir de l’eau en hiver », précise le scientifique.

Thibault Bourru

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