Nagaland

Nagaland fait partie des sept États de l’Inde du Nord-Est. Rideau sur les principaux attraits de cette destination.

Le tourisme est aujourd’hui compris comme une découverte de l’autre au lieu d’être un loisir égocentrique. Si vous partagez cet avis, la visite de Nagaland – un petit État indien frontalier de Manipur, d’Arunachal Pradesh et d’Assam – saura vous apporter une expérience inédite autant que mémorable. À la limite du Myanmar, Nagaland est une terre de culture et de folklore. Deschâles tissés à la main auxcannes en bambou, des bières de riztraditionnelles aux plats de ver à soie ou de porc fumé, sans oublier les admirables sculptures sur bois… l’État possède une culture unique. Pour faire le tour de ces richesses, le voyageur sillonne un paysage de collines, de rivières et de montagnes parsemé de merveilleux parcs naturels comme le parc national d’Intanki. Ne perdez plus un instant pour réserver votre vol pour Nagaland et visitez cette région incomparable.

Histoire

Les archives historiques sont muettes sur les origines du peuplement de Nagaland. On pense que les Nagas ont commencé à occuper les collines montagneuses du Nord à compter du xiiie siècle. Ils vivaient de la chasse et de la collecte de fruits sauvages et s’organisaient en principautés dirigées par un système patriarcal.

Au contraire de l’Assam voisin qui était gouverné par les rois Ahom, le Nagaland ne reçut pas le moindre semblant de civilisation avant l’arrivée de la colonisation britannique. Les Nagas avaient une réputation de coupeurs de tête. Les conflits intertribaux étaient monnaie courante : pour prouver leur vaillance, les hommes effectuaient des raids, pillaient le bétail et les biens des tribus limitrophes, laissant les camps des vaincus dans un dénuement total. À leur tour, ils couraient le risque de subir des représailles. Ainsi, les Nagas vivaient dans un contexte de trouble permanent, craignant les Assamais et les Manipuri et craints d’eux.

Quand l’Inde passa sous l’administration des officiers britanniques, le Nagaland fut incorporé à la province de l’Assam. Il prit alors le nom de « district des collines de Naga ». Après une série de rebellions violentes qui ne prirent fin qu’en 1922, la présence britannique a donné lieu à de profondes transformations sociales : le troc a laissé place à la roupie, l’animisme à la religion chrétienne, les rivalités à une cohabitation pacifique. La pratique de la chasse à la tête a été définitivement abandonnée en 1969.

De son riche passé tribal, l’État du Nagaland a su tirer des trésors culturels de première importance comme la danse de guerre, les chansons folkloriques, le tissage ou la sculpture sur bois qui attirent les touristes d’ici et d’ailleurs. Le festival de Calao, célébré durant les dix premiers jours de décembre, en est la plus belle manifestation.

Aujourd’hui

Après l’effondrement de l’Inde britannique, l’État indien du Nagaland a été officiellement fondé le 1er décembre 1963.

Le pilier de l’économie est basé sur les produits agricoles vivriers, qui représentent jusqu’à 70 % de la valeur ajoutée du pays. Aussi les touristes auront-ils le bonheur de sillonner des rizières en gradins, des champs de canne à sucre, de millet et de tabac.

Kohima, la ville capitale, a gardé un visage colonial avec ses bâtiments britanniques transformés en hôtels.

Lieux d’intérêt

Il est impossible de s’ennuyer à Nagaland, tant la destination propose des opportunités de trek, de randonnée, d’animations culturelles et de découverte gourmande.

Patrimoine naturel

- le parc national d’Intanki : un trek dans ce fameux parc est indispensable pour saisir la beauté sauvage de Nagaland sous tous ses angles. Une riche population de langurs, de gibbons houlocks, de chiens sauvages, d’ours paresseux, de félins et de ruminants a élu domicile dans cet endroit, qui a acquis le titre de parc national en 1993 et réserve d’éléphants en 2005. Au cœur du district de Peren, à 60 km à l’ouest de Kohima, le parc d’Intanki est un refuge de prédilection pour les touristes en quête de trek ou de camping dans un décor naturel à couper le souffle.

- le parc zoologique de Nagaland : inauguré en 2008, le parc zoologique est un espace de loisirs pour les vacanciers en famille. Son emplacement idéal à 6 km à peine du centre commercial de Dimapur plaide en sa faveur, notamment si l’on recherche des espaces verts sans trop s’éloigner de la périphérie. Le tigre royal du Bengale, l’éléphant, le cerf et le crocodile sont les grandes vedettes du zoo. Près de 500 espèces d’oiseaux y sont également répertoriées, dont la fulvetta de Manipur. Facilement accessible en pousse-pousse ou en autobus, le jardin zoologique est un incontournable lors d’un voyage avec enfants à Nagaland.

- Naga Hills : blotties dans une bande montagneuse de l’Himalaya, près de la frontière qui sépare l’Inde de la Birmanie voisine, les stations montagneuses de Nagaland attirent les amateurs de verdure, de villages de fermes, de sommets vertigineux ou de rencontres culturelles avec les populations tribales.

- le triple chute d’eau (Triple Falls) : on a tort de penser que les plus belles chutes d’eau de l’Inde se concentrent à Meghalaya. C’est sans compter sur le Triple Falls, ce trio de cascade de Nagaland qui se jette d’une hauteur de 280 pieds dans une adorable piscine naturelle. Pique-nique en famille, baignade, sport extrême, ou randonnée aboutissant à la réserve forestière de Rangapahar… le Triple Falls est une étape obligée pour rendre parfait votre circuit de trek à Nagaland.

- le lac de Shilloi : ne manquez pas le beau lac de Shilloi pour un séjour de détente à Nagaland. Bordé par la chaîne montagneuse de Patkai, à l’extrême-est de l’État, ce lac profond de 4 mètres est sacré aux yeux des habitants. La légende raconte que l’esprit d’un bébé flotterait au milieu de ses eaux. Écouter le murmure des flots, guetter les oiseaux migrateurs à l’instar des grues de Sibérie, s’adonner aux plaisirs de la pêche… Le lac de Shilloi est une destination touristique populaire à Nagaland.

- le pic Japfu : perché à 3 048 m d’altitude, le col montagneux tutoie insolemment le firmament. Un poste d’observation idéal pour admirer les chênes, les rhododendrons, les lys roses et les maquis de bambous qui recouvrent la vallée de Dzukou. Plébiscité, le pic Japfu est accessible au bout de quatre jours de randonnée en explorant une succession de paysages variés. Les attractions touristiques aux environs incluent la réserve forestière de Pulibadze et la réserve naturelle de Khonoma. Ces 4 sites forment une zone importante pour la conservation des oiseaux. Parmi l’avifaune à voir, mentionnons le trapogan de Blyth au plumage brun-roux tacheté de blanc ou le martinet d’Assam.

Musées et places historiques

- le musée d’État de Nagaland : surplombant la colline de Bayavü, à 500 m au nord de la capitale Kohima, le musée d’État de Nagaland est le rendez-vous incontournable des amoureux de culture et de traditions tribales. L’identité des peuples autochtones se reflète dans les bijoux, les codes vestimentaires, les modèles de cabanes et les ustensiles spécifiques utilisés dans la vie quotidienne. Vous serez enchanté d’observer des instruments de musique en bambou et en cornes de buffle.

- le Science Center : ouvert en 2004, le Science Center est un établissement à vocation éducative, scientifique et récréative. L’endroit est un but de visite agréable pour ceux qui veulent se détendre et se cultiver à la fois. Les expositions sont réparties dans trois galeries : « nos sens », « la science ludique » et « le coin des enfants ». A la sortie du musée, le touriste peut faire un détour dans le Naga Shopping Arcade et rapporter d’excellents produits d’artisanat à titre de cadeaux.

- le cimetière de guerre du Kohima : symbole historique de l’État, le cimetière de guerre propose une balade poignante et riche en émotions. Là reposent les agents des forces britanniques qui ont péri au cours de la Seconde Guerre mondiale en affrontant la 15e armée japonaise. Il s’y trouve un mémorial de pierre sur lequel on peut lire l’épitaphe suivante : « Quand vous rentrerez chez vous, dites-leur de vous et dites pour votre demain, nous avons donné notre aujourd'hui ».

En dehors de la capitale Kohima, Nagaland est plutôt pauvre en musées et monuments culturels. Les gens s’y rendent essentiellement pour ses paysages sauvages et hauts en couleur.

Découverte gourmande

Les plats du terroir sont une curiosité à découvrir entièrement au cours de votre séjour. Le Nagaland est connu pour ses délicieuses préparations à base de viande : le porc fumé ou sauté aux épices, les grillades de poulet, ou l’incontournable poisson cuit à la vapeur sont mis à l’honneur sur les meilleures tables naga. Les plats de légumes font office d’accompagnement : un assortiment de haricots, de melons, de tomates, de choux ou d’autres variétés qui peut paraître fade, mais aboutit en une explosion de saveurs. L’aikibeye, un plat de feuilles de moutarde mélangé à des racines de Colocasia, est une autre spécialité de la région. Une constante, tout de même, dans cette diversité : les pousses de bambou qui relèvent tous les plats et donnent à la cuisine naga sa typicité.

Pour les boissons, essayez le zutho, une bière de riz artisanale qui arrose toutes les fêtes et réjouissances tribales.

Meilleure période pour y aller

Nagaland est une zone à part sur la planète, en ce sens qu’il est soumis à un climat tropical et subalpin à la fois. L’État ne connaît que deux mois d’été (mars à avril) contre cinq longs mois d’hiver (octobre à février). L’influence de l’altitude explique que les températures estivales restent raisonnables : entre 16o C et 31o C. Le total des précipitations annuelles atteint 1 800 à 2 400 mm, la majorité des pluies tombant du mois de mai jusqu’à fin septembre, période correspondant à la mousson.

Pour visiter Nagaland sous un temps frais et sec, choisissez vos dates de départ dans les premiers jours de l’hiver ou en plein été, sachant que la haute saison est l’hiver.

Comment y venir ?

Pour se rendre à Nagaland, les touristes disposent de plusieurs facilités de transport : l’avion, le train ou les lignes de bus.

Les ressortissants européens doivent prendre un vol avec escale à New Delhi, à Calcutta ou à Guwahati puisqu’il n’existe aucun vol direct à destination de Kohima.

Vous aimerez…

- faire le tour de Kohima, en parcourant les sites historiques où résonnent les souvenirs de l’occupation coloniale ;

- profiter de Dimapur et de ses environs ;

- rendre hommage à l’inestimable héritage tribal présenté au musée d’Etat ;

- gravir le mont Japfu ;

- assister au célèbre festival du Calao ;

- faire connaissance avec les ambassadeurs de la faune naga :le trapogan de Blyth, le grand calao pie,le loris lent ou nycticèbe, l’ours noir de l’Himalaya… ;

- goûter aux spécialités locales dans les restaurants de luxe : les vers à soie, le porc fumé, etc. ;

- vivre une promenade riche en émotion au parc zoologique de Nagaland.

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