La langue indienne

23 langues officielles, 4000 dialectes et langues régionales reconnues : une véritable tour de Babel. Deux langues dominent cependant : le Hindi et… l’anglais. 41% de la population parle Hindi, 10 % l’anglais. L’élite de la société, la haute bourgeoisie les jeunes étudiants le pratique couramment. Mais pour de nombreux indiens ne parlant pas le Hindi, il sert de langue commune. Privilégié en milieu urbain, l’anglais se parle presque partout sur le territoire, mis à part quelques rares régions isolées.

Après l’indépendance en 1947, l’utilisation de l’anglais dans les textes officiels devait prendre fin en 1965, au profit du seul Hindi. Mais en 1963 le parlement a promulgué une loi maintenant l’usage de l’anglais dans des contextes officiels, cela pour faciliter la compréhension des textes pour les locuteurs dravidiens.

Vous serez ainsi étonnés de rencontrer deux indiens éduqués originaires l’un de Delhi, l’autre de Kolkota se parler exclusivement en anglais. On parle Hindi à Delhi, Bengali à Kolkota.

Grande famille de langue indienne

L’ensemble des langues se regroupe dans deux grandes familles, aussi dissemblables que le français et le finnois :

Langues indo-aryennes : 74 % de la population (Inde du nord)

Langues dravidiennes : 24 % de la population (Inde du sud)

Langues austro asiatiques (tribus aborigènes) et tibeto-birmanes (Ladakh-Zanskar) : 2 % de la population

Le sanskrit ancêtre de l’Hindi, langue par excellence des textes religieux, demeure l’apanage de quelques érudits. De son alphabet, découle directement les caractères du Hindi.

Pour le touriste occidental, la pratique de l’anglais dans les grands centres urbains s’avère une véritable aubaine. Dans les gares par exemple, les panneaux indicateurs rédigés en Hindi ou en langue dravidienne se doublent des caractères romains.

À la condition de parler et comprendre honorablement la langue de Shakespeare, communiquer en Inde n’offre pas de grandes difficultés.